Archives par mot-clé : Electronnique

[DIY] Transformation d’une alimentation ATX

Voici un n-ième tutoriel sur la façon de transformer une alimentation ATX en une alimentation de laboratoire ! Heuu, non !

C’est effectivement ce que j’ai réalisé mais je ne compte pas vous faire un tutoriel, il y en a suffisamment sur Internet.

L’ai réalisé une alimentation une un peu différente de toute celle qu’il est possible de voir sur la toile. J’ai décidé d’ajouter pour quasiment toutes les sorties un Voltmètre et un Ampèremètre. Pourquoi ? Pour contrôler ce qu’il se passe lors de l’utilisation de l’alimentation.

Voici à quoi ressemble la facade :

4 tension de sortie ! +3.3 Volts, 5 Volts, 12 Volts et le -12 Volts. Ce dernier est parfois utile avec certain composant (ex: écran LCD) et évite l’utilisation d’un inverseur.

Sur l’alimentation j’ai pris soin de reporter les indications de la fiche signalétique d’origine concernant les tensions et intensités maximales :

Montage

Dans mon cas, j’ai complètement démonté l’alimentation d’origine pour l’intégrer dans un nouveau boitier qu’il a fallu préparer pour accueillir tous les composants. L’avantage de l’ABS est la facilité de travail avec une mini perceuse ou même avec une perceuse standard et des mèches à bois.

Les premières connexions

Le câble vert (allumage) et noir (moins) son reliés ensemble pour permettre l’allumage de l’alimentation. Pour l’instant le bouton n’est pas encore utilisé !

Ici les appareils sont en cours de connexion aux borniers. Attention, il est nécessaire de réfléchir aux connexion et de bien respecter le schéma de connexion des appareils. Vous aurez remarqué que le bornier noir (moins) de chaque tension est relié à l’appareil de mesure ainsi que le câble noir (moins). C’est pour la mesure de l’intensité (ampères). Le câble vert qui va du bornier de couleur à l’appareil de mesure est pour la tension (volts). Les câbles fins noirs et rouges permettent l’alimentation de l’appareil de mesure en 5 Volts.

Rangement des câbles

Ici aussi il est nécessaire de ranger les câbles. Des petits serre-câbles sont très pratique pour permettre de tout placer dans les meilleurs conditions. Tous les éléments présents sur la façade sont collés pour garantir leur maintiens. L’élément à droite est le shunt pour la mesure des fortes intensité (ici le +5 Volts jusqu’à 25 Ampères). La connexion de cet appareil est très important et peu poser des problèmes électrique s’il est mal réalisé.

Schéma de connexion utilisé pour l’alimentation

Tests de l’alimentation

Premier allumage

Avant de ranger tous les éléments dans le boitier, il est prudent de tester son bon fonctionnement.

Premier test de charge

Le premier test de charge fût réalisé avec une barre de LED qui consomme environs 0.22 ampère en 3.3 Volts.

Arrière de l’alimentation

La connectique au 240 Volts (secteur) a été conservé telle quelle pour plus de sécurité. Tout comme le ventilateur. Le bouton d’allumage a été ajouté.

Coût de l’alimentation

Faisons un petit tour du côté du matériel nécessaire pour la réalisation :

Le tableau parle de lui même ! Le prix est imbattable pour une alimentation proposant 4 tensions de sortie en simultanée !

Cela vous tente de faire la même ? Avez-vous déjà réalisé une opération similaire ?

Développer sur Raspberry PI en C

Voici bien longtemps que j’ai mis de côté l’électronique. Pour repartir dans ce domaine, il me semble intéressant d’utiliser le Raspberry Pi. Ce petit ordinateur à 40€ qui permet de brancher toute sorte de choses sur son port GPIO et d’expérimenter facilement.

Étant développeur, mon langage de prédilection est le PHP. Celui-ci étant plutôt de haut niveau, il est impossible de l’utiliser pour écrire un programme pour un microcontrôleur Microchip ou ATmega. Pour ces derniers, il faut se tourner vers l’assembleur, le basic ou le C pour Microchip.

Il y a quelques mois, j’ai réalisé un petit montage pour lire le télérelevé client de mon compteur EDF. Le programme qui réalise la lecture des données du compteur et qui gère le stockage de ces données est écrit en PHP. J’ai compilé la version 7.0 pour le Raspberry Pi modèle A, afin de bénéficier des améliorations de cette version. Cela se ressent très vite avec un processeur peu puissant.

Maintenant, je m’intéresse aux interactions possibles avec le Raspberry Pi via son port GPIO. Et je me lance le défi d’utiliser PHP 7.0 pour écrire des programmes qui utilise le GPIO du Raspberry PI.

Mais comment avoir accès au hardware via PHP ?
J’ai trouvé deux façons de faire. La première est un très gros bricolage. Il s’agit de passer par des commandes système pour exécuter un programme qui réalisera les actions. Il y a deux grosses limitations à cela, d’une part les temps sont mauvais et d’autre part piloter la ligne de commande et en interpréter les résultats reste complexe. C’est beaucoup de travail pour quelques choses qui semblent plutôt simples.
La seconde façon est de réaliser une extension à PHP. Ce dernier est écrit en C et Pascal Martin a écrit un livre en français sur “Développer une extension PHP”. Reste à trouver une librairie C qui gère le GPIO du Raspberry Pi. J’en ai trouvé deux, la première “pigpio” semble très complète, mais je me la garde sous le coude pour plus tard. La seconde est “wiringPi”. Elle est composée de deux librairies et d’un exécutable permettant l’interaction avec le GPIO via la ligne de commande.

Avant de me lancer dans l’écriture de l’extension, je vais commencer par jouer un peu avec la librairie et mon banc d’essai.

Quel accueil !
Quel accueil !

Voici ce que je compte tester avant d’écrire une extension pour PHP :

  • Faire clignoter une LED
  • Lire l’état d’un bouton (pull Up)
  • Écrire des informations sur un écran LCD 16×2 ou 20×4
  • Lire des informations via le bus i2c

Pour le moment, seul le dernier point n’est pas atteint. Le but de ces tests réalisés en langage C est simple : obtenir un étalon permettant la validation des tests de l’extension PHP et éliminer les problèmes matériels.

Voici une petite vidéo du programme écrit en C.

Mon projet vous intéresse, ou vous avez des questions ? Je me ferais une joie de vous répondre dans les commentaires.